Est-ce que tu peux te présenter à nos étudiants ?

Oui bien sûr. Je m’appelle Germain Massoué, j’ai 24 ans, j’ai intégré l’INSEEC Bachelor en post bac en 2014. J’ai fait mes 3 ans à l’INSEEC Bachelor en choisissant la spécialisation Marketing en 3ème année. Enfin, j’ai obtenu mon Master au sein du Inseec Msc&Mba. Aujourd’hui je travaille chez Jellysmack, qui est une entreprise média américaine, plus particulièrement au sein de la branche d’OH MY GOAL, qui est un média foot, en tant que Community Manager.

Peux-tu nous décrire ton métier ?

Bonne question. Le métier de Community Manager est très large. Au premier abord, on pense qu’être Community Manager c’est uniquement répondre aux tweets, publier des posts sur les réseaux sociaux mais c’est bien plus que ça : au sein de notre équipe de 8 Community Managers, certains se concentrent sur l’interaction avec les fans, d’autres travaillent directement avec des joueurs, athlètes ou influenceurs. Être Community Manager c’est aussi analyser les audiences, trouver les contenus viraux qui vont fonctionner, qui seront les plus rentables et surtout anticiper les tendances. Donc un gros travail de veille et de benchmarking. De plus, depuis maintenant un an, je suis impliqué dans la gestion de projet au sein de l’équipe CM, je m’occupe donc de la mise en place et de la supervision de mettre en place des nouveaux contenus à développer.

Comment as-tu trouvé ton emploi au sein d’OhMyGoal ? As-tu des conseils ?

C’est grâce à mon réseau, plus particulièrement grâce à un camarade de classe au Bachelor. On avait un petit groupe de plusieurs étudiants et on y partageait des offres d’alternance ou de stage. J’ai vu l’offre, j’ai postulé et aujourd’hui je suis en CDI après avoir effectué mon Master en alternance avec OhMyGoal.

Ce qui m’a convaincu de rester c’est le potentiel de l’entreprise et son environnement convivial et dynamique. Quand j’ai commencé on était une petite vingtaine et aujourd’hui on a des bureaux à Los Angeles, New-York avec plus de 400 employés.
Quand vous faites un stage, il est important de voir le potentiel d’une entreprise et ne pas obligatoirement chercher les « tops » entreprises. De plus, prenez votre stage au sérieux ! Ne pas se dire : « C’est pour valider l’année ! », car vous allez construire votre carrière et surtout potentiellement obtenir des offres d’emplois ou d’alternance. Pour l’anecdote, lors de mon stage de deuxième année chez Snack Media, à Londres, j’avais utilisé mon réseau, plus précisément celui des Alumni de l’INSEEC, en cherchant dans la plateforme qui était mise à notre disposition. Si je peux donner un conseil aux étudiants, c’est d’échanger sur LinkedIn avec des anciens élèves du Bachelor ou du groupe INSEEC afin de découvrir des nouvelles opportunités. Le réseau c’est important.

Pourquoi avoir fait le choix d’une école de commerce et plus particulièrement l’INSEEC Bachelor ?

J’ai eu la chance d’avoir des parents qui m’ont toujours accompagné et surtout montré les différentes poursuites d’études possibles. Après avoir participé à différentes portes ouvertes, je me suis rendu compte qu’une école de commerce correspondait à mes besoins. En effet, j’avais envie d’avoir une certaine proximité avec les professeurs et mes camarades de classe. J’étais beaucoup moins attiré par les grandes salles d’amphi. Concernant l’INSEEC Bachelor, après avoir visité plusieurs écoles, je souhaitais intégrer une école qui avait une optique internationale mais aussi une formation professionnalisante. Le fait d’avoir des cours en anglais, de pouvoir étudier sur des campus internationaux et d’avoir des professeurs qui ont une expérience professionnelle à l’étranger, ça a été le déclic pour moi.

Quel est ton meilleur souvenir ?

Il y en a plusieurs mais si je devais en garder un seul… Ça serait les moments passés en association, notamment avec l’équipe de football ( que j’ai co-fondée). Bien évidemment que les cours c’est très important, mais la vie associative également car elle crée des liens avec tout le monde. L’équipe de football, c’était beaucoup de moments de partage. Au-delà de ça, c’était aussi beaucoup de responsabilités, il fallait créer l’association, gérer les équipes, les convocations, les entrainements, la trousse de secours, etc.

Quel est le cours qui t’a le plus marqué ?

Parmi tous les cours très intéressants que j’ai eu, celui qui m’a le plus séduit c’est le cours de public speaking avec M. Bradford. Il permet d’être beaucoup plus à l’aise à l’oral, d’être claire et précis dans la construction de ses arguments et surtout de gagner en confiance. M. Bradford, poussait vraiment tout le monde à se donner à maximum et arrivait même à faire progresser les plus timides.

Quelles sont les trois compétences clefs que tu as développées ?

En premier je dirais : le travail en équipe. Les présentations en groupe m’ont vraiment permis de développer cette compétence. Ensuite je citerais l’autonomie et la polyvalence.

Comment as-tu choisi la spécialisation marketing ?

Pour moi c’était un peu évident. J’ai toujours été attiré par le marketing. Cependant ce qui m’a convaincu, c’est le fait d’avoir découvert tous les univers. En première année et deuxième année j’ai eu des cours de finance, d’entrepreneuriat et de marketing. Toutes ces options m’ont conforté dans mon choix de spécialisation.
Si je pouvais donner un conseil aux étudiants qui hésitent encore : profitez pleinement de la première année pour découvrir ce que vous aimez le plus et ne vous focalisez pas sur ce que vous n’aimez pas. Investissez-vous, même dans les matières que vous n’aimez pas et peut être que vous découvrirez une nouvelle passion.

Peux-tu nous parler de ton programme d’échange à Emory University (Atlanta) ?

Les États-Unis, c’est un autre monde ! À chaque fois que j’en reparle, je me dis, « c’est vraiment ce qu’on imagine ». Les universités à la taille d’une ville, beaucoup d’étudiants, les équipes sportives, la vie associative … et il y a beaucoup de travail aussi. Je me souviens j’avais choisi 4 matières : Négociation, Sports Marketing, Marketing Principles et Consulting project. Tous nos cours étaient axés sur des projets « réels », comme à l’INSEEC. Pour exemple en sports marketing on a fait des études de marché pour les équipes d’Atlanta (N.B.A, M.L.B, M.L.S, N.F.L).

Idem pour le cours de consulting project, où on a développé en équipe de 10 une campagne marketing intégré pour Popeyes et on l’a présenté notre projet au comité exécutif de Coca-Cola dans leur « Headquarters ». Comme dans les films, on restait parfois jusqu’à très tard dans la nuit car il y avait des dossiers à rendre aux clients et des deadlines. Étudier aux états unis, c’est l’expérience d’une vie !

Que penses tu de l’importance de LinkedIn aujourd’hui ?

Quand je suis arrivé à l’Inseec je n’avais pas encore de LinkedIn. Je connaissais mais je n’en voyais pas encore l’utilité. C’est grâce aux ateliers LinkedIn qu’on a eu à l’école que j’ai pris conscience de son importance. LinkedIn c’est très important, car ce n’est pas juste un CV virtuel, c’est une vitrine professionnelle. Aujourd’hui, je pense que presque toutes les entreprises regardent notre LinkedIn lorsqu’on envoie notre CV, pour voir notre activité, notre expérience. Les entreprises reçoivent beaucoup de candidatures et si vous n’avez pas de linkedIn vous réduisez vos chances.

 As-tu un conseil à donner aux étudiants ?

 Créer des liens car c’est tous les liens que vous allez créer pendant vos études supérieures qui vont vous servir. C’est pour ça qu’il est important de participer aux différentes activités, échanger avec les étudiants. Ces liens seront forcément bénéfiques pour le futur.

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