La 1e édition de l’Université du Bonheur au Travail (UBAT) organisée par la Fabrique Spinoza a eu lieu les 29, 30 et 31 octobre derniers dans les locaux du Groupe INSEEC. Mathilde Moch, chargée de l’organisation de l’évènement a répondu à nos questions :

Comment est née l’UBAT ?

Le projet de l’Université du Bonheur au Travail a été initié par la Fabrique Spinoza, think-tank économique et politique multi-partisan dont la mission est de redonner au bonheur sa place au coeur de notre société.

Nous menons des réflexions mais aussi des actions dans plusieurs domaines, dont le bonheur au sein des organisations. Nous avions organisé en février dernier les journées du bonheur au travail à l’occasion de la diffusion sur ARTE du documentaire réalisé par Martin Meissonnier « Le Bonheur au travail ». Ces journées ayant remporté un vif succès, nous avons décidé d’aller plus loin en organisant cette université.

Notre objectif est de rassembler les acteurs du monde de l’entreprise désireux de s’emparer de ce sujet et de devenir eux-mêmes des passeurs du bonheur au sein de leur organisation afin de contribuer à un changement global, durable et positif des organisations. Nous souhaitons les outiller d’un point de vue académique en leur permettant de rencontrer des experts du bonheur au travail mais également leur faire vivre des pratiques dont on sait qu’elles favorisent le bien-être des collaborateurs. Cela est aussi l’occasion pour les participants de se rencontrer et d’échanger autour de leurs pratiques et de repartir avec un nouvel enthousiasme et un désir de poursuivre le chemin du bonheur au travail.

Nous avons un public varié, comprenant aussi bien des dirigeants, des DRH, des responsables qualité de vie au travail, des syndicalistes,…issus de tous types d’organisation (publique, privée, grosse entreprises du CAC40, PME..) ayant comme point commun le désir de remettre l’humain au cœur de l’organisation.

Comment le thème du « je, tu, nous » a-t-il été choisi ?

Nos participants vivent un parcours sur trois journées organisées selon les thèmes du « je », du « tu » et du « nous ». Pour le « je », l’idée est de partir de soi, d’explorer sa capacité à générer son propre bonheur, indépendamment des conditions et environnements de travail. Le thème du « tu » vise à développer une relation à l’autre confiante et bienveillante, que l’on soit manager ou collaborateur. Enfin, le « nous » correspond à l’envie de travailler ensemble autrement, d’expérimenter de nouvelles façons d’agir collectivement.

Chaque journée est l’occasion pour les participants de vivre des temps de plénières pendant lesquelles ils ont l’opportunité de rencontrer et d’échanger avec des experts comme Jacques Fradin, chercheur en neurosciences ou encore Jacques Lecompte, docteur en psychologie, mais également avec des acteurs du monde de l’entreprise déjà engagés sur le chemin du bonheur au travail (Stéphane Saba, DRH de Pepsico France, Olivier Lajous, ancien DRH de la Marine nationale, Bénédicte Lepers de Sodexo…)Parmi les activités proposées, ils participeront à des ateliers portant sur le management positif, le « happy conflit » ou encore la quête de sens au travail…

Quelle est l’ambition pour l’UBAT dans le futur ?

Notre première ambition est de réussir à créer un esprit « promo » pour cette première édition. Nous souhaitons que nos participants rejoignent une communauté plus vaste de passeurs du bonheur au travail et continuent à échanger, à s’inspirer et à se soutenir les uns les autres, bien au-delà de l’université, et bien sûr, nous voulons organiser de nouvelles éditions. Le succès de cette première UBAT a été tel que le nombre de participants a largement dépassé nos attentes et que nous sentons un réel besoin de nos organisations actuelles d’être formées en ce sens.

A quand les ateliers du bonheur dans l’enseignement supérieur ?

Le bonheur est déjà enseigné au plus haut niveau dans de nombreuses universités car l’intérêt de l’enseignement supérieur pour ce sujet est croissant. Les plus prestigieux établissements, conscients de développer le concept du bonheur au travail conçoivent aujourd’hui des programmes dédiés.

Aux Etats-Unis, le cours de psychologie positive dispensé par Tal Ben-Shahar est l’un des plus suivis par les étudiants de Harvard. On retrouve aussi l’enseignement de la science du bonheur à Berkeley. En accueillant la première université du bonheur au travail, l’INSEEC se place aujourd’hui parmi les établissements qui ont compris l’importance d’intégrer l’enseignement du bonheur dans leur cursus de management. Nous espérons que cette initiative ouvrira la voie à d’autres projets de l’enseignement supérieur encourageant un changement positif de nos organisations.

 

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